Discours d’inauguration de l’exposition « Joséphine » au Musée du Luxembourg – Mardi 11 Mars 2014

MUSÉE DU LUXEMBOURG

EXPOSITION « JOSÉPHINE »

Déjeuner des prêteurs – mardi 11 mars 2014

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Madame la directrice générale déléguée de la Réunion des musées nationaux – Grand Palais, chère Valérie Vesque-Jeancard,

Mesdames et Messieurs les commissaires de l’exposition,

Monsieur le Comte et Madame la Comtesse Charles-André Colonna-Walewski,

Mes chers collègues,

Mesdames, Messieurs,

La magnifique exposition « Joséphine » que nous venons de parcourir offre une belle opportunité, pour le Musée du Luxembourg, de renouer avec le thème « Art et pouvoir », l’un des axes privilégiés de sa programmation. Elle va permettre de faire découvrir ou redécouvrir à ses visiteurs une femme au destin hors du commun, qui a profondément marqué son temps, à l’occasion du bicentenaire de sa mort survenue le 29 mai 1814. Cette exposition est la première de cette dimension consacrée à Joséphine à Paris. Elle présente un nombre exceptionnel de chefs d’œuvres dont Joséphine avait su s’entourer et qui n’ont jamais été vus à Paris.

 Lorsqu’elle naît à la Martinique, dans une famille de planteurs aisés, rien ne permet d’imaginer quelle sera la destinée de Marie Joseph Rose de la Pagerie, future impératrice Joséphine. Elle le reconnaîtra elle-même par la suite en avouant à sa fille Hortense, en 1802 : « Je n’étais pas née pour tant de grandeur. »

Mariée à seize ans avec le vicomte Alexandre de Beauharnais, elle connaît les prisons révolutionnaires mais, contrairement à lui, elle est sauvée de la guillotine par la chute de Robespierre.

Séduit par son charme, Bonaparte, jeune général de vingt-six ans, tombe amoureux d’elle et l’épouse en 1796, moins de cinq mois après leur première rencontre.

Elle l’accompagne alors dans son ascension.

Devenue l’épouse du Premier Consul après le coup d’État du 18 brumaire, c’est-à-dire le 9 novembre 1799, elle le rejoint au Petit Luxembourg jusqu’en février 1800, date de leur installation aux Tuileries.

On rapporte qu’elle aurait fait aménager l’un des escaliers actuels. Mais compte tenu de la brièveté de leur séjour en ces lieux, il est difficile d’en avoir la certitude.

Quoi qu’il en soit, le Musée du Luxembourg constitue de ce fait un lieu particulièrement propice à l’évocation de sa destinée.

Le 2 décembre 1804, Joséphine devient la première impératrice des Français, après son couronnement par Napoléon dans la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Le 30 novembre 1809, elle apprend de sa bouche ce qu’elle a tant redouté depuis qu’elle sait qu’elle ne peut donner d’héritier à l’Empereur : sa décision de divorcer. Si elle n’a pu permettre à l’Empereur de fonder une dynastie, les descendants de ses enfants, Eugène et Hortense, lui ont offert une formidable revanche puisqu’ils occupent aujourd’hui les trônes de Suède, de Norvège, du Danemark, de Belgique et du Luxembourg.

Retirée à Malmaison, Joséphine se consacre alors à son goût des arts et des jardins.

Ses nombreux voyages lui offriront autant d’occasions de rencontrer des artistes et d’apprécier la faveur qu’elle a conservée au sein de la population. Celle-ci la lui témoignera une dernière fois lors de ses funérailles dans l’église de Rueil, le 2 juin 1814.

Si elle évoque cette vie hors du commun, l’exposition que nous avons eu le privilège de visiter à l’instant n’a pas cherché à s’inscrire dans une démarche biographique. Elle permet par-dessus tout de mesurer le rôle capital que Joséphine a joué dans la constitution du style de l’époque consulaire et impériale.

Elle offre ainsi des illustrations remarquables de son goût pour les toilettes, les bijoux, l’ameublement et les collections les plus variées – peintures anciennes et modernes, sculptures, antiquités – mais aussi de sa passion pour les jardins, les fleurs et les oiseaux.

Les visiteurs de l’exposition pourront également, grâce au travail effectué par la Conservation des Jardins du Sénat, parcourir le Jardin du Luxembourg à la recherche des arbres favoris de Joséphine.

L’art du portrait est également à l’honneur avec des œuvres aussi emblématiques que son grand portrait peint par Prud’hon, aujourd’hui au Musée du Louvre, ou celui de Gros, conservé au musée Masséna de Nice.

Sans la collaboration fructueuse entre la Réunion des musées nationaux-Grand Palais et le musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau, sans votre générosité, Mesdames et Messieurs les prêteurs, cette exposition n’aurait jamais pu voir le jour.

Croyez en notre sincère et chaleureuse reconnaissance. Je forme le vœu que cette magnifique exposition connaisse le succès populaire qu’elle mérite.

Je vous remercie.

 

 

A propos barizakhiari

Sénatrice de Paris Membre du Parti socialiste
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