Où l’on apprend ce qu’un parlementaire fait de sa réserve parlementaire….

 

 

Qu’est-ce que la réserve parlementaire ?

La réserve parlementaire est une enveloppe de subventions votée chaque année dans la loi de finances. Les parlementaires peuvent ensuite bénéficier d’une partie de celle-ci pour financer des projets, à leur discrétion. Les fonds proviennent en fait des ministères concernés et ne sont jamais en possession des parlementaires, ils sont directement versés sous forme de subvention

J’appelle les journalistes, (le jeu de mot est facile, certes) à un peu plus de « réserve » dans leur propos : dire que tel parlementaire a « touché » plusieurs centaines de milliers d’euros n’est pas seulement une facilité de langage ; cela relèverait presque de la diffamation. L’argent de la réserve sert, dans sa majeure partie, à financer des équipements collectifs, au bénéfice de nos concitoyens. Faut-il décrier le financement des aires de jeux ? de réfections des Eglises de France ?

 

On peut bien évidemment dénoncer la répartition inégalitaire de l’enveloppe. A ce titre, il est quand même essentiel de rappeler que depuis 2011, avec le basculement du Sénat à gauche et l’élection Jean-Pierre Bel à la Présidence de la Haute Assemblée, les règles de répartition ont été reformées, dans un plus grand souci d’égalité ; En 2012, l’Assemblée Nationale s’est donnée des règles équivalentes. Il y a donc, dans l’usage de la réserve parlementaire, un avant et un après. Nous sommes, depuis 2011, dans un cadre sinon transparent, du moins plus égalitaire. A cet égard, je m’associe à l’initiative de ma collègue Laurence Rossignol pour que désormais, la réserve, son montant et ses bénéficiaires soient des informations accessibles à tous.

 

Je conteste également l’usage du mot « arbitraire », du moins, en ce qui concerne l’usage de la réserve dont je dispose : mon choix n’est pas « arbitraire », il est fait en liberté : je choisis les associations dont l’objet et les actions s’inscrivent dans des valeurs que je défends : la lutte contre les discriminations et l’accès aux droits, la culture et le dialogue interculturel. Les critères d’attribution sont, quant à eux, fixés par l’administration : associations dûment constituées, ayant plusieurs années d’existence, disposant d’un bilan comptable, et un projet reposant sur des financements croisés.

 

C’est ainsi que ces deux dernières années, ma réserve a contribué à financer, dans le domaine de la culture et de la recherche, la fondation Royaumont, le comité des fêtes du 3ème arrondissement, l’IRIS, Les « entretiens de l’excellence » et l’Institut des Hautes Etudes Islamiques.

Dans le domaine de la lutte contre les discriminations et de l’accès aux droits, j’ai contribué à aider le Paris Foot Gay, les scouts musulmans, Les Mariannes de la diversité, La Maison des Potes et France Terre d’Asile

Le montant des aides est, en moyenne, de 15000 euros.

 

L’objet de ces associations est en parfaite conformité avec le sens que j’entends donner à mon mandat, celui d’une société plus ouverte, à la recherche d’une cohésion qui passe, nécessairement par la meilleure connaissance et reconnaissance d’autrui. Toutes mes interventions publiques se nourrissent de ce combat pour une société plus fraternelle.

 

Je ne peux laisser dire que ce choix est arbitraire ; il me ressemble ; il est libre, responsable, et je l’espère, utile à mes concitoyens.

A propos barizakhiari

Sénatrice de Paris Membre du Parti socialiste
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